La « baguette réellement enchantée de Nathalie Stutzmann » dirigeant Tannhäuser de Wagner

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Nathalie Stutzmann a conclu son aventure Tannhäuser à Monte-Carlo avec la retransmission en direct sur Culturebox le 28 février. De très belles critiques célèbrent sa direction de l’opéra de Wagner à la tête de l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo :

Was ein Glücksfall am Pult möglich gemacht hat. An der Spitze des mit gallischem Esprit spielenden Orchestre Philharmonique de Monte Carlo steht nämlich die Altistin Nathalie Stutzmann. Die singt zwar immer noch, hat sich in den letzten Jahren aber auch eine Dirigentinnenkarriere aufgebaut. Und dieses Wagner-Debüt ist Wucht und Wonne zugleich. Weil es Stutzmann vom ersten Ton an versteht, dieser Musik einen ganz anderen, eben nicht teutonischen Klang zu geben. (…) Und Stutzmann lässt das jetzt mit einer delikaten Sinnlichkeit, mit sirrenden Streichern und wollüstigen Holzbläsern erklingen. Dieser Wagner klingt erotisch ohne Schwulst, er tänzelt und lockt, setzt auf Intensität und Pianoverführung, liebt helle Farbe, leichte Rhythmen. Das Deutsche, Dunkle, Schwerfällige, mit dem es hier sonst gern durchs Bacchanale stampft, es fehlt völlig. (…) Somit ist diese „Tannhauser“-Sensation am Mittelmeer perfekt. Und Bayreuth für 2019 wirklich im Zugzwang. (voir la traduction anglaise)
Die Welt

Là, on ne peut que louer la direction de Nathalie Stutzmann, parfaite de style, de couleurs, de dramatisme, de sens de l’architecture wagnérienne, superbement tendue par une battue attentive qui marque avec bonheur le détail instrumental d’un orchestre visiblement heureux de sa confrontation à Wagner (…).
L’Avant-Scène Opéra

Saluons d’emblée la baguette réellement enchantée de Nathalie Stutzmann, extraordinaire magicienne, qui galvanise ses choeurs, son orchestre et ses solistes par une direction inspirée, exaltante, large de souffle tragique, enthousiaste. Energique et nuancée, selon les circonstances, sa direction a mis habilement en lumière la vraie nature de cet opéra de transition, annonçant ouvertement au troisième acte, l’ « impressionnisme » de Parsifal.
Le Podcast Journal

Enfin, on saluera la direction passionnante de Nathalie Stutzmann à la tête d’un Philharmonique de Monte-Carlo en forme olympique. Dès l’entrée des cordes sans vibrato de l’Ouverture, le ton est donné: on aura droit à une lecture «historiquement informée» sur instruments modernes, à l’image de ce qu’ont fait Abbado, Rattle ou Jansons dans Beethoven. Fort heureusement, cette option sera défendue sans dogmatisme, avec une conception très chambriste pour mieux faire ressortir les dialogues entre pupitres et les alliages de timbres inédits de l’orchestre.
ConcertoNet.com

Am Pult – die nächste Überraschung des Abends – die als Altistin berühmt gewordene Nathalie Stutzmann. Sie dirigiert nun und nimmt Wagners musik mit Elan, bedacht auf den Zusammenhalt großer melodischer Bögen. Und sie gönnt sich einige RitardandoAuftakte, die man gern als unidiomatisch bezeichnen würde; allein: Man singt den „Tannhäuser“ in Monte Carlo nicht auf Deustch, sondern in französischer Sprache ! (voir la traduction anglaise)
Die Presse

Nathalie Stutzmann, qui revient pour la deuxième fois à l’Opéra de Monte-Carlo en tant que chef d’orchestre, est très applaudie. Attentive aux chanteurs, elle rend cependant l’orchestre plus présent que de coutume par un son exceptionnel. Sa direction est vivante et contrastée, plus narrative que psychologique. Elle arrive à créer des atmosphères bien différenciées et à maîtriser les ensembles, en évitant la pompe wagnérienne exagérée. Les cuivres de l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo ont un niveau sonore noble et plein, sans jamais forcer. Les cornistes sont remarquables dans la musique de chasse à la fin du premier acte.
Classicagenda

Placée à la tête de l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, la chanteuse et cheffe d’orchestre Nathalie Stutzmann constitue également une excellente surprise : elle s’avère l’efficace ordonnatrice de la soirée. Sa lecture précise, attentive aux chanteurs, rend justice aux richesses d’une partition dont elle fait sonner les moindres subtilités.
Opera Online

Quant à la direction de Nathalie Stutzmann, (…) elle est d’une constante et paisible beauté, avec une très belle gestion des silences, des thèmes (magnifiques échanges Elisabeth/Tannhäuser au début du II), une intégration parfaite de la harpe et même des castagnettes ! Elle séduit dès l’Ouverture (…).
ResMusica

Nous ne tarirons pas en revanche d’éloges sur la direction musicale de Nathalie Stutzmann (…). Son travail sur l’orchestre philharmonique de Monte-Carlo et sur les chanteurs du plateau, plus précis encore que celui réalisé avec son Elisir d’amore, n’obère pas sa patte toute féminine qui devient un atout précieux dans sa lecture, certes adoucie, de la partition : la célèbre ouverture n’en fait pas moins entendre d’émouvantes et d’éclatantes sonorités avec des cuivres rutilants de majesté tout en conservant l’élégance de ces enchevêtrements thématiques repris par les pupitres.
Musicologie.org

Bonne surprise, en revanche, avec la direction de Nathalie Stutzmann, que l’on n’attendait certainement pas dans ce répertoire. Imposant des tempos allants, [elle] mène ses troupes à bon port, sans craindre de déchaîner parfois toute la force de l’orchestre, par exemple au final du deuxième acte.
Forum Opera

Dans la fosse Nathalie Stutzmann effectue un très beau travail à la tête de l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo. Belle énergie et belle écoute avec le plateau sont perceptibles.
Bachtrack

Il y a même aussi une contralto, mais dans la fosse : c’est en effet Nathalie Stutzmann qui dirige la soirée, avec un beau mélange d’enthousiasme, de compétence et de sens des couleurs.
La Libre Belgique