Servante et maîtresse !

Forum Opéra | Maurice Salles

Au pied de ce plateau, une fosse sur laquelle règne une femme. On ne peut douter, aux battements qui accueillent son arrivée, de l’estime que lui portent les musiciens. Nathalie Stutzmann, après la musique de chambre et la musique symphonique, dirige ici son premier opéra. La formule est usée, mais elle s’impose : ce coup d’essai est un coup de maître. Qui la connaît ne voit là rien d’inattendu ou d’anormal : c’est la continuité d’un parcours musical dont la diversité, la qualité et la rigueur laissent pantois. Dès l’ouverture, commence une fête de couleurs et de variations dynamiques qui témoigne d’une lecture profondément amoureuse de l’œuvre dont les musiciens se font partenaires, leur réactivité et leur expressivité le disent à chaque instant. Rythmée et lyrique dans un équilibre qui exalte, non seulement c’est un sans-faute, mais cette interprétation est littéralement animée, au sens propre du mot. Nathalie Stuzmann, soutenue et suivie par l’orchestre, y insuffle tout l’esprit de Donizetti ! Merci à Jean-Louis Grinda, qui l’a permis. Brava, Maestra !

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Haendel et ses drôles de dames

Classicnews.com | Nicolas Grienenberger

Deux femmes pour un seul compositeur, deux musiciennes aux goûts éclectiques, pour un résultat généreux et électrisant. Sonya Yoncheva, lauréate du Jardin des Voix de William Christie, a servi avec autant de bonheur Monteverdi que Rameau, Bizet, Donizetti et Verdi, tandis que Nathalie Stutzmann, artiste complète, s’est illustrée aussi bien dans la musique baroque que chez Gluck et Mahler. Ce qui nous vaut une interprétation vocale et instrumentale d’un rare équilibre entre style baroque et ampleur sonore, deux notions n’allant pas toujours de pair dans ce répertoire.

L’ensemble Orfeo 55 enchante par la rondeur de sa sonorité et la précision de ses traits, ainsi que par des soli de belle facture. Les différents extraits de Concerti grossi émaillant la soirée s’en trouvent ainsi magnifiés, grâce à un sens évident des nuances et une énergie communicative qui ne devient jamais sécheresse de jeu. Les instrumentistes se trouvent en outre galvanisés par la direction aussi sensible et vivante que claire et détaillée de Nathalie Stutzmann, qui défend sa place au sein du métier de chef d’orchestre.

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Jaroussky-Stutzmann : célestes volutes, gravité onctueuse…

Le Républicain Lorrain | Georges Masson

© Cyrille Guir

© Cyrille Guir

Sa pause de huit mois l’avait, dit-on, dopé afin de repartir ensuite sur les chapeaux de roues. Mais on n’a pas eu l’impression que la voix de Philippe Jaroussky avait besoin de se ressourcer au point de retrouver la piste virginale sur laquelle il a toujours couru à train d’enfer et qu’il partageait avec, pour la première fois à Metz, la reine des contraltos Nathalie Stutzmann, que l’Arsenal accueille régulièrement depuis trois ans avec son ensemble Orfeo 55. Le moins qu’on en ait pu constater, c’est le degré de complicité avec laquelle la diva et le divo ont mis en équilibre leurs Arias de Vivaldi et d’Haendel entrecoupés de leurs réciproques extraits de concertos et autres sinfonias. Leur conception musicale se situe sur le même fil d’expression, de nuances, de complémentarité, bref, de style, seul le timbre étant à l’opposite entre les célestes volutes sonores de l’un et la gravité onctueuse de la seconde.

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Metz : Stutzmann et Jaroussky en duo

Resmusica.com | Pierre Degott

Nathalie Stutzmann est égale à elle-même avec sa voix pulpeuse et charnue, maîtresse absolue non seulement d’un instrument dont elle sait obtenir toutes les nuances, mais également de son orchestre Orfeo 55, dont elle fait tout ce qu’elle veut. À l’aise autant chez Vivaldi que chez Haendel, elle atteint des sommets d’émotion dans un “Scherza infida” d’une retenue et d’une intensité hors du commun. En toute fin de programme, le duo d’Atalanta, donné avec tout l’humour et le second degré ironique qui conviennent, aura permis d’accorder ces deux tempéraments antithétiques. Le dernier bis, ce petit chef d’œuvre d’humour que constitue le duo d’Arsace et de Rosmira « E vuoi con dure tempre », à l’acte 2 de la Partenope de Haendel, aura lui aussi contribué au triomphe de la soirée.

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