Haendel et ses drôles de dames

Classicnews.com | Nicolas Grienenberger

Deux femmes pour un seul compositeur, deux musiciennes aux goûts éclectiques, pour un résultat généreux et électrisant. Sonya Yoncheva, lauréate du Jardin des Voix de William Christie, a servi avec autant de bonheur Monteverdi que Rameau, Bizet, Donizetti et Verdi, tandis que Nathalie Stutzmann, artiste complète, s’est illustrée aussi bien dans la musique baroque que chez Gluck et Mahler. Ce qui nous vaut une interprétation vocale et instrumentale d’un rare équilibre entre style baroque et ampleur sonore, deux notions n’allant pas toujours de pair dans ce répertoire.

L’ensemble Orfeo 55 enchante par la rondeur de sa sonorité et la précision de ses traits, ainsi que par des soli de belle facture. Les différents extraits de Concerti grossi émaillant la soirée s’en trouvent ainsi magnifiés, grâce à un sens évident des nuances et une énergie communicative qui ne devient jamais sécheresse de jeu. Les instrumentistes se trouvent en outre galvanisés par la direction aussi sensible et vivante que claire et détaillée de Nathalie Stutzmann, qui défend sa place au sein du métier de chef d’orchestre.

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Jaroussky-Stutzmann : célestes volutes, gravité onctueuse…

Le Républicain Lorrain | Georges Masson

© Cyrille Guir

© Cyrille Guir

Sa pause de huit mois l’avait, dit-on, dopé afin de repartir ensuite sur les chapeaux de roues. Mais on n’a pas eu l’impression que la voix de Philippe Jaroussky avait besoin de se ressourcer au point de retrouver la piste virginale sur laquelle il a toujours couru à train d’enfer et qu’il partageait avec, pour la première fois à Metz, la reine des contraltos Nathalie Stutzmann, que l’Arsenal accueille régulièrement depuis trois ans avec son ensemble Orfeo 55. Le moins qu’on en ait pu constater, c’est le degré de complicité avec laquelle la diva et le divo ont mis en équilibre leurs Arias de Vivaldi et d’Haendel entrecoupés de leurs réciproques extraits de concertos et autres sinfonias. Leur conception musicale se situe sur le même fil d’expression, de nuances, de complémentarité, bref, de style, seul le timbre étant à l’opposite entre les célestes volutes sonores de l’un et la gravité onctueuse de la seconde.

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Metz : Stutzmann et Jaroussky en duo

Resmusica.com | Pierre Degott

Nathalie Stutzmann est égale à elle-même avec sa voix pulpeuse et charnue, maîtresse absolue non seulement d’un instrument dont elle sait obtenir toutes les nuances, mais également de son orchestre Orfeo 55, dont elle fait tout ce qu’elle veut. À l’aise autant chez Vivaldi que chez Haendel, elle atteint des sommets d’émotion dans un “Scherza infida” d’une retenue et d’une intensité hors du commun. En toute fin de programme, le duo d’Atalanta, donné avec tout l’humour et le second degré ironique qui conviennent, aura permis d’accorder ces deux tempéraments antithétiques. Le dernier bis, ce petit chef d’œuvre d’humour que constitue le duo d’Arsace et de Rosmira « E vuoi con dure tempre », à l’acte 2 de la Partenope de Haendel, aura lui aussi contribué au triomphe de la soirée.

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A voz encantatória de Nathalie Stutzmann

Estadão | João Marcos Coelho

Na Sala São Paulo, contralto cantou divinamente ao lado do quarteto da Osesp
A interpretação é a atualização sonora de uma obra musical escrita sob a forma de uma partitura, rezam os manuais escolásticos. Eles costumam acrescentar que o conceito de interpretação opõe-se ao de improvisação. Certo? Nem sempre. A partitura não é tudo. Há sempre espaço para o improviso. Mas há momentos nos quais toma conta da cena a atmosfera de improviso, um certo ar de que a música está se criando e toma forma ali, no instante em que a assistimos. É raro, raríssimo, mas acontece, mesmo quando sabemos que se trata de música escrita na pauta e em que há só um diminuto espaço para pequenos improvisos na ornamentação, por exemplo.

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